Auteur : TOOL
Titre : 10000 Days
Année : 2006
Editeur : SONY BMG MUSIC ENTERTAINMENT
Cote : C.TOO 018
Lieu : SIEGE
Emprunté :
Date d’emprunt :

Résumé:

C’est après 5 ans d’absence que le quatuor de Tool revient à la charge avec le très attendu « 10,000 days ». En premier lieu, l’acheteur saura reconnaître à sa juste valeur l’effort de packaging déployé par le groupe: Des lunettes 3-D qui permettent de voir la pochette d’un tout autre point de vue. Cette idée est reprise tout au long de l’album, avec cette musique qui tend indéniablement à se démarquer des autres productions de l’année.

Après cette agréable découverte visuelle, c’est à nos oreilles de s’en prendre plein les tympans. Les compositions qui retiendront particulièrement notre attention seront certainement les titres aux ambiances très travaillées comme le ‘Wings for Marie (part I)’, ‘10,000 days (wings part II)’ ou même les tons de rituels indiens de « Right in Two’.

A côté de guitares toujours plus travaillées et angoissantes se trouve la voix envoûtante de Maynard James Keenan. Vous aurez pu remarquer ce dernier dans son projet parallèle A perfect Circle. Terriblement noire et ténébreuse, sa voix contient ce soupçon de mélancolie et d’agressivité contrôlée qui colle parfaitement avec les rythmes utilisés.

Si le thème est irrévocablement indien et mystique, il n’en reste pas moins quelques perles plus heavy ‘Vicarious’ et ‘Jambi’. Soulignons également l’excellent travail du batteur Danny Carey qui sans tomber dans le grandiloquent ou l’inutile utilise son instrument avec une précision de métronome.

S’il ne fallait reprocher qu’une seule chose à cette merveille musicale, ça serait dans l’organisation des différents titres. En effet, les morceaux ‘Lipan Conjuring’ et ‘Lost Keys (Blame Hofmann)’ sont des interludes doux et calmes qui cassent la progression de l’album. Respectivement morceaux 6 et 7 de l’album, il aurait été plus astucieux de les placer en début et en fin de CD pour calmer l’excitation accumulée dans nos oreilles.

Finalement, Tool réussit un pari audacieux. Des ambiances mystiques, des guitares qui allient douceur et rage sans équivoque,… Les quatre américains atteignent sans doute ici l’apogée de leur carrière. Cinq ans après un « Lateralus » accueilli par la chronique comme une merveille du genre, « 10,000 days » réjouira les fans et convertira les plus réticents. A ne manquer sous aucun prétexte.

source: https://www.musicwaves.fr/frmReview.aspx?ID=1912